Démission de Nicolas Hulot

 

 

 

Nicolas Hulot Ministre d’État, Ministre de la transition écologique et solidaire a démissionné ce matin. 

 

Sa nomination au sein du Gouvernement, en tant que personnalité issue de la société civile, incarnait un véritable espoir.

 

 

 

Je trouve cette décision regrettable au regard du bilan positif en moins d’un an : 

– abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes,

– fin de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures,

– fin des centrales à charbon, 

– reconversion de Fessenheim, 

– plan pour la biodiversité 

– isolation des bâtiments, 

– fiscalité différenciée du diesel,

– engagement fort pour l’inscription du défi climatique et de la biodiversité dans la Constitution. 

– sans oublier, bien entendu, le choix unique de la France d’interdire les néonicotinoïdes et de s’engager à sortir du glyphosate en trois ans.

 

 

 

Son bilan au sein du gouvernement d’Édouard Philippe est bien plus étendu que celui de nombre de ministres et de gouvernements.

 

Un bilan dont Nicolas Hulot peut être fier. Un bilan dont nous somme fiers.

 

 

 

Je salue très sincèrement Nicolas Hulot pour son action, son travail, son rôle dans le gouvernement et, depuis bien plus longtemps, de sa capacité à nous faire ouvrir les yeux face au plus grand défi de l’humanité. 

 

 

Le combat pour la planète est le combat du siècle. 

 

Pour le remporter, il faut des combattants déterminés, qui sachent convaincre, faire partager les causes et la nécessité des transitions ; de combattants qui ne renoncent jamais à faire face aux défis immenses du réchauffement climatique, de la préservation de la biodiversité et d’un changement profond de notre modèle économique. Sans démagogie, sans facilité et en accompagnant les plus fragiles d’entre nous dans ces difficiles mutations.

 

Il en va de la simple présence humaine, à terme, sur cette planète. 

 

En mars lors des questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, je me souviens de son intervention très émue durant laquelle il avait réclamé un « sursaut d’indignation » pour défendre la nature et la flore de la planète, ainsi que de son constat sur la biodiversité « tout le monde s’en fiche ».

 

 

Pour réussir, nous devons plus que jamais œuvrer collectivement que nous.

Et c’est ce que nous devons, plus déterminés que jamais, porter au Parlement.

 

Je regrette ce départ.

 

Florence Lasserre David

Députée de la Vième circonscription des Pyrénées Atlantiques